Sommaire
L'essentiel en 30 secondes
- Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne l'optimisation d'un contenu pour qu'il apparaisse dans les réponses des moteurs à IA.
- Une étude de 2023, présentée à la conférence KDD 2024, annonce que le GEO peut augmenter la visibilité jusqu'à 40 % dans les réponses générées.
- Les auteurs précisent que l'efficacité varie selon les domaines : il n'existe pas de recette universelle.
- Ces résultats viennent d'un cadre de test, pas d'une mesure sur le marché tunisien.
Vous entendez peut-être parler de « GEO » comme d'une nouvelle discipline qui remplacerait le référencement. Avant d'y croire ou de la rejeter, voici ce que dit l'étude qui a donné son nom à ce terme.
L'étude à l'origine du terme
« GEO : Generative Engine Optimization » est un article scientifique déposé sur arXiv le 16 novembre 2023, dont la dernière version date du 28 juin 2024. Il est signé de Pranjal Aggarwal, Vishvak Murahari, Tanmay Rajpurohit, Ashwin Kalyan, Karthik Narasimhan et Ameet Deshpande, et a été accepté à la conférence KDD 2024.
Les auteurs y proposent :
- un paradigme (le GEO) pour aider les créateurs de contenu à être visibles dans les réponses des moteurs génératifs ;
- un jeu de test (GEO-bench) pour évaluer ces techniques ;
- un cadre d'optimisation « boîte noire » : on teste ce qui fonctionne sans connaître l'intérieur du moteur.
Le chiffre
c'est l'augmentation maximale de visibilité dans les réponses génératives que les auteurs disent avoir observée dans leurs tests.
Ce que le chiffre ne dit pas
- C'est un maximum (« jusqu'à »), pas une moyenne.
- Il vient d'un banc d'essai construit par les chercheurs, pas de votre site ni de votre marché.
- Les auteurs eux-mêmes indiquent que l'efficacité des stratégies varie selon le domaine, ce qui plaide pour des méthodes adaptées à chaque secteur.
- Les moteurs changent : une technique qui fonctionne un mois peut cesser de fonctionner le mois suivant.
Où en est votre présence digitale ? On vous le dit en 30 minutes.
Ce qu'une PME peut en retenir
Sans prendre le « 40 % » pour une promesse, l'étude confirme un point de bon sens : la façon dont un contenu est écrit influence sa présence dans une réponse générée. Ce que nous recommandons, d'après l'ensemble des sources que nous avons lues et sans l'attribuer à l'étude :
- Répondre d'abord, puis détailler : une réponse directe en tête de section.
- Donner des faits précis et sourcés, avec la date de la source.
- Garder le texte dans le HTML de la page, pas dans des images.
- Rester cohérent : même nom, même ville, mêmes informations sur votre site, votre fiche Google et vos réseaux.
- Mesurer à la main : posez chaque mois les mêmes questions à plusieurs assistants et notez si vous êtes cité.
Ce qu'il ne faut pas faire
- Promettre « la première place dans ChatGPT » : personne ne peut le garantir.
- Acheter une solution « GEO » dont on ne peut pas vérifier la méthode.
- Négliger le référencement classique : il reste la base de la visibilité, y compris pour les robots d'IA.
Notre approche de la visibilité dans les réponses IA fait partie de l'offre référencement et contenus. Pour les règles techniques côté Google, lisez notre article sur les réponses IA de Google, et côté OpenAI, comment apparaître dans ChatGPT.
Source : Aggarwal et al., « GEO: Generative Engine Optimization », arXiv.09735, consulté le 21 octobre 2026.



